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21 fév 12

Comptes fakes Orangina : la réponse de la marque

par Julien & Arnaud

Rappel des faits : le 14 février 2012, nous avons publié un billet intitulé « Orangina trompe ses fans sur Facebook« , dans lequel nous disions soupçonner la marque d’utiliser de faux comptes Facebook pour animer sa page fan française.

Suite à cela, nous avions été contacté par des représentants d’Orangina France,  nous informant ne rien savoir de ces pratiques et annonçant l’ouverture d’une enquête de leur côté.
Pour tenter de faire la lumière sur cette affaire, nous avons pu rencontrer Aline Bonnet, Strategy Media Manager chez Orangina Schweppes France, qui a accepté de répondre à nos questions pour nous faire part de la réponse de la marque.

 Comptes fakes Orangina : la réponse de la marque

- Coupsdepub : Vous enquêtez depuis quelques jours sur cette affaire de comptes fakes. Quels sont les résultats de vos investigations ?
- Orangina : On ne sait pas encore tout, mais nous avons pas mal de réponses. Nous avons échangé avec Facebook, et bien vérifié toute la page.
Nous avons identifié 13 profils fakes (FanPages + profils users) qui ont été signalés à Facebook. La majorité est d’ores et déjà supprimée, les autres sont en cours de suppression.
Nous insistons sur le fait que c’était un phénomène isolé, représentant seulement 0,004% de notre base de fans.

- Cdp : Orangina était-elle au courant de l’usage de ces comptes sur sa page Facebook ?
O : Je vous assure que la marque n’était pas au courant de cette pratique. Nous ne la validons pas, et nous ne la tolérons pas. Cela va complètement à l’encontre des valeurs de la marque. Depuis 75 ans, l’ADN d’Orangina est l’authenticité, et nous n’aurions jamais ni demandé ni approuvé une telle pratique. L’éthique est essentielle pour nous.

- Cdp : Cette pratique n’était visiblement pas d’aujourd’hui et date de plusieurs mois. Comment avez-vous pu ne pas vous en rendre compte plus tôt ?
O : L’expertise dans nos équipes est seulement en train de se construire. Elle a besoin de se renforcer. Malgré ses 75 ans, Orangina est encore jeune sur le digital. Nous nous retrouvons dans une situation que nous n’avions pas anticipée. Nous prenons acte, et allons faire en sorte que cela ne se reproduise plus.

- Cdp : Si Orangina n’était pas au courant, et qu’il y a eu de telles pratiques sur votre page, il y a bien un responsable quelque part…
O : Nous ne nous intéressons pas au débat sur les agences et les prestataires. Nous communiquons seulement au niveau de la marque.

- Cdp : Un Community Manager d’une de vos agences (NdA : après recherches, il semblerait que ce soit l’agence Fred&Farid qui soit en charge des stratégies digitales de la marque, si l’on en croit ce qui est indiqué ici) est venu confirmer en commentaire de notre précédent billet être à l’origine de ces pratiques.
O : Nous sommes une marque qui a une éthique, et nous n’avons jamais formulé aucune demande pour de telles pratiques.

 Comptes fakes Orangina : la réponse de la marque

- Cdp : Nous supposons que vous avez fait votre enquête auprès du prestataire en question… Que vous a-t-il répondu ?
O : Cela fait partie de la relation entre la marque et son prestataire, cela reste confidentiel.

- Cdp : Quelles sont aujourd’hui vos relations avec ce prestataire ? Vous vous entendez bien ?
O : Nous avons des relations de travail, les plus professionnelles possibles, comme avec tous nos prestataires.

- Cdp : S’agissait-il de l’acte isolé d’un collaborateur chez votre prestataire ?
O : Cela fait partie de la relation que nous avons avec l’agence et doit donc rester confidentiel.

- Cdp : Est-ce à votre prestataire de nous expliquer ce qu’il s’est passé ?
O : Il y a bien eu un dysfonctionnement chez notre prestataire, mais si vous souhaitez en savoir plus c’est à lui qu’il faut poser la question. Nous ne voulons pas nous exprimer sur ce point. Dans votre billet, c’est Orangina qui est mentionnée. Aujourd’hui, nous voulons parler de notre marque, de nos actions, de l’importance du digital pour nous. Nous préférons nous concentrer sur l’avenir, et avoir un message positif et constructif.

- Cdp : Oui mais dès la parution de notre billet, une personne travaillant pour votre prestataire vient commenter en assumant la responsabilité de ces pratiques. Et derrière, après nous déclarer n’y être pour rien, vous ne voulez pas non plus vous exprimer sur votre prestataire. Vous vous doutez que vous allez avoir des critiques ?
O : Dans la mesure du possible, nous y répondrons.

- Cdp : Mais c’est cette réponse d’un employé de votre prestataire qui a notamment donné une telle portée à notre billet. C’est pour cela qu’on a autant entendu parler de votre prestataire, et que nous vous posons des questions à ce sujet…
O : Nous ne pouvons répondre que pour la marque.

- Cdp : L’utilisation de ces comptes fakes a donc été revendiquée sur notre billet par un employé de votre prestataire. Cette action était motivée par « l’économie d’achats médias »… (chiffre annoncé : 200K €)
O : C’est la marque qui a la connaissance de ces investissements et de ces stratégies d’achat d’espace, avec les agences d’achat médias.

 Comptes fakes Orangina : la réponse de la marque

- Cdp : La justification avancée de cette économie d’achat d’espace était la possibilité de transformer ces économies en dotations. Or en remontant un peu dans le passé de la page, nous avons constaté que depuis août, il semble (sauf erreur de notre part) qu’il n’y ait eu qu’une seule opération avec dotation, avec une seule personne récompensée. Comparé aux 200K € annoncés, cela semble assez peu…
O : Aujourd’hui pour nous, l’important c’est l’engagement. Nous ne croyons pas que, pour bien fonctionner sur les réseaux sociaux, une marque ne peut pas reposer seulement sur des dotations importantes et fréquentes. Ce n’est pas comme cela qu’on construit une relation.

 Comptes fakes Orangina : la réponse de la marque

- Cdp : Qu’allez-vous faire pour éviter tout risque que ce genre de situation ne se reproduise ?
O : Nous avons pris trois décisions :
Premièrement, nous allons revoir en profondeur l’organisation du Community Management sur la marque. Nous sommes en train d’envisager toutes les options possibles, avec l’expertise comme critère principal. Nous ne voulons pas agir dans la précipitation, nous voulons avoir la meilleure réponse, par respect pour nos fans.
Deuxièmement, nous allons développer davantage la formation de nos équipes internes sur les médias sociaux, en les sensibilisant au mieux sur les intérêts et avantages des réseaux sociaux, et sur la raison de notre présence.
Et troisièmement, nous venons de lancer notre compte Twitter Orangina Schweppes France, qui est un compte corporate. Il nous permettra d’avoir de vrais dialogues avec le secteur de la communication. Si les gens ont des questions, nous voulons pouvoir leur apporter des réponses dans un univers corporate.

- Cdp : Comment allez-vous rétablir une relation de confiance avec les fans sur votre page Facebook ? Allez-vous mener des actions spécifiques auprès d’eux suite à cette affaire ?
O : Les personnes qui sont sur la page, dans leur immense majorité, aiment la marque et la consomment. Ces comptes fakes étaient un phénomène isolé. Nous pensons que nos opérations à venir, adaptées à nos fans, vont les conforter dans l’idée que nous les connaissons, et que l’on souhaite avoir la meilleure relation possible avec eux. Dans tous les cas, nous serons à leur écoute.

- Cdp : Vous allez donc conserver votre présence sur les réseaux sociaux ?
O : Nous allons même l’améliorer.

Merci beaucoup à Orangina pour nous avoir accordé cet entretien, et avoir accepté de répondre à nos questions, même les plus répétitives.

14 fév 12

Orangina trompe ses fans sur Facebook

par Julien & Arnaud

EDIT : Suite à ce billet, nous avons été contactés par la marque Orangina, qui nous a précisé ne pas être au courant de telles pratiques, et y être par ailleurs opposée.
Ils ont mené leur enquête de leur côté, et ont accepté de nous rencontrer pour répondre à nos questions : interview à lire ici.

On dit « trompe », on aurait presque pu dire « arnaque ». Car si le mot peut sembler fort, c’est juste un synonyme de tromperie, non ? Une arnaque finalement, qu’est-ce que c’est ? C’est vous faire croire quelque chose qui n’est pas vrai.

Les apparences

Regardons un peu la page Facebook de la marque Orangina : en apparence, tout va bien. Près de 300 000 fans, des posts réguliers, likés / commentés / partagés par la communauté, etc.

D’ailleurs, en parlant de cette communauté, on s’aperçoit que sur les publications, on retrouve souvent les mêmes fans derrière les interactions. Si si, regardez bien, il suffit de prendre quelques posts au hasard pour voir que ce sont généralement les mêmes fans qui likent / commentent / partagent.

Rien que du très normal dans tout cela : ce sont très certainement les fans les plus actifs, les véritables ambassadeurs de la marque, qui sont très présents sur la page et impliqués sur la plupart des posts.

 Orangina trompe ses fans sur Facebook

 Orangina trompe ses fans sur Facebook

Oui mais.

Car il y a un « mais », forcément. Parce qu’à un moment, on finit par se demander « qui sont ces gens qui vont à chaque fois interagir avec les statuts de la page ? »
Alors on les a stalké. Oui oui, n’ayons pas peur des mots. On a cliqué sur leurs profils pour voir qui ils étaient, pour tenter de comprendre un peu cet amour inconditionnel qu’ils semblent porter à la boisson pulpeuse.

Et là, surprise.

Nous tombons sur deux types de profils :

- des profils d’users, n’ayant quasiment aucun ami, fans de très peu de pages Facebook, et dont la seule activité se borne visiblement à partager et commenter les statuts d’Orangina France…

- des FanPages assez étranges, puisqu’elles aussi ne font que relayer les statuts d’Orangina France, et ne comptent quasiment aucun fan…

En voici quelques-uns :

 Orangina trompe ses fans sur Facebook

 Orangina trompe ses fans sur Facebook

 Orangina trompe ses fans sur Facebook

Etc, on ne va pas tous les citer, y en a pas mal d’autres visiblement.

La conclusion de tout cela paraît évidente : la plupart de ces profils et de ces pages sont très certainement des fakes, créés uniquement pour améliorer les taux d’interactions de la page.

Un exemple parlant ?

Prenons un exemple. Prenons le statut le plus tristement célèbre de la page Orangina depuis sa création, celui sur les roux. Mais si souvenez-vous, il y a quelques mois la marque s’était offert une petite polémique en mettant un statut dénigrant envers les roux.

Nous avons repris ce statut ci-dessous. Pour faciliter la lecture, nous avons retiré des commentaires (ceux genre « pffff c’est n’importe quoi », « vous devriez avoir honte d’insulter les roux », etc.) et nous avons encadré en rouge les interventions des profils / pages qui nous paraissent suspects :

 Orangina trompe ses fans sur Facebook

Ça semble assez évident non ? Les petits salopiauds ont bel et bien l’air d’utiliser une paire de comptes pour se faire passer pour des consommateurs et venir ainsi prendre leur propre défense, en douce. Si vous avez encore des doutes, n’hésitez pas à regarder par vous-mêmes ces profils étranges, vous verrez ça saute aux yeux. Outre le fait que le ton et les termes utilisés par ces comptes sont très similaires, vous verrez distinctement qu’ils fonctionnent en circuit fermé : ils se likent entre eux, se partagent entre eux, …

Lamentable…

La marque trompe donc bien ses fans sur Facebook : elle leur fait croire qu’ils discutent entre eux, alors qu’ils discutent avec de faux comptes. Elle leur fait croire qu’elle attache de l’importance à leurs opinions, alors qu’elle ne cherche qu’à en donner l’illusion.

Surtout, ne pas laisser les gens avoir des avis et discuter. Non non, il faut qu’ils disent ce qu’on veut entendre uniquement, il faut qu’ils disent aimer la marque et puis c’est tout, sinon c’est qu’ils n’ont pas bien compris. Et on utilisera des faux comptes pour les insulter et les remettre dans le droit chemin s’il le faut.

Ces faux profils / page fakes ne sont pas utilisés que pour cela, évidemment. Une question sur la FanPage qui met du temps à prendre et n’entraine pas assez de réponses ? Hop, deux ou trois de ces comptes viennent à la rescousse. Besoin de likes sur un statut ? Même chose. Et bien entendu, des partages Facebook, ça fait grimper les stats de la page, et ça fait toujours bien dans les reports.

Orangina est visiblement restée bloquée à l’époque des pubs traditionnelles : « Tiens, voilà notre contenu, maintenant tu as juste le droit de te taire, d’aimer ce qu’on te dit et d’acheter nos produits. Quitte pour cela à ce qu’on prenne des libertés avec l’éthique ».

En parlant d’éthique justement, on se faisait il y a quelques jours la réflexion qu’il y avait de moins en moins d’éthique sur le web. Merci à Orangina de nous en apporter la preuve sur un plateau. La marque n’a visiblement pas compris l’intérêt des réseaux sociaux. Au lieu de jouer le jeu, d’être transparente, engagée, et à l’écoute de ses fans, elle préfère se moquer d’eux, en utilisant des faux comptes dès qu’il y a la moindre critique, pour éviter d’avoir à répondre franchement.

En trichant et truquant les conversations qui ont lieu sur sa page Facebook, Orangina a choisi de  tourner le dos à l’esprit même des réseaux sociaux,  plutôt que d’agir avec ses consommateurs comme toutes les marques se doivent de le faire : sincères et honnêtes. Inutile de dire qu’on trouve ce genre d’attitude assez lamentable…

12 fév 12

Des applications qui ont du coeur

par Julien & Arnaud

On parle assez peu nouvelles technologies par ici, et c’est un tort. Alors on va essayer de se rattraper, avec non pas une, mais bien DEUX applications Facebook sympatoches.

La première, elle est de circonstance, puisque dédiée à la Saint Valentin. Et à la Saint Valentin, on n’a pas des milliers de solutions, généralement on offre :
- des fleurs (c’est beau et ça dure pas… de là à dire que cela donne une vision pessimiste des relations amoureuses, il y a un pas que nous ne franchirons pas)
- une boîte de chocolat (solution de facilité, et si vous optez pour les Mon Chéri vous êtes vraiment dans le top du ringardisme)
- un dîner en tête à tête (là aussi, pas très original hein… mais parfois les clichés ont du bon)
- un bijou (là déjà, c’est plus classe)
- un koala (mais dans ce cas il va quand même falloir songer à voir un psy)

SI l’avant dernière solution vous tente (le bijou donc), et que vous avez envie d’enrober le tout d’originalité, vous ne serez que plus intéressés par cette application :

Client : Murat Paris

Agence : Agence .V.

Directeur de création : Christian Vince

Direction artistique et Conception-rédaction : Roxane Hamonière, Jeffrey Koning, Nicolas Martinie

On vous invite à aller tester l’application ici, sur la page de la marque. C’est plutôt bien fichu, et surtout, on a beaucoup aimé le fait que ce projet ne reste pas seulement virtuel. En offrant un bijou en magasin, la marque génère en effet du trafic concret et draine les internautes de sa FanPage jusqu’aux boutiques.
Malin et efficace, et si vous n’avez pas d’idée à quelques heures de la St Valentin, voilà peut-être une solution pour ne pas décevoir l’élu(e) de votre cœur.

De cœur, il en est toujours question dans la deuxième application dont nous allons parler (au passage vous noterez la transition, qui devrait nous valoir un +K en transition tellement qu’elle est belle).

Bon, sérieusement. Vous connaissez tous le festival Solidays, qui a lieu chaque été vers la fin juin. Cet évènement est d’abord l’occasion de se mettre du très bon son dans les oreilles, avec une programmation toujours alléchante (les premiers noms pour cette année seront annoncés à partir du 15 février, on a hâte !).

Mais Solidays, c’est avant tout un évènement de lutte contre le Sida. Et ça il s’agirait de ne pas l’oublier. Car c’est cette alliance de l’utile à l’agréable qui fait toute la force du festival.

Aussi, vous serez sûrement tous enchantés d’apprendre que vous pouvez apporter facilement votre soutien à cette manifestation (ça prend deux secondes, c’est gratuit, alors on ne voit pas trop quelle excuse vous pourriez trouver pour ne pas le faire) : via une application Facebook sur la page de Solidays, vous pouvez aller rajouter votre tronche à la mosaïque solidaire, et recomposer une photo représentant l’amour mise à disposition par Magnum (la célèbre agence de photos, pas le détective moustachu).

 Des applications qui ont du coeur

Ah et avant qu’on oublie, en plus de montrer que vous avez du cœur, si vous rajoutez votre avatar à cette mosaïque, vous participerez à un concours pour gagner des pass VIP Solidays… Aucune excuse on vous dit.

(et merci à We Are Social pour les visuels Timeline dédiés, et à Magnum)

 Des applications qui ont du coeur

8 fév 12

Et l’éthique, bordel ?!

par Julien & Arnaud

Cela fait maintenant plusieurs années que l’on blogue. Plusieurs années que nous postons des conneries, et que nous en voyons passer aussi. Et plusieurs années que nous regardons vivre le petit milieu des réseaux sociaux, des blogs et autres sphères d’influence digitale.

Il y a un petit moment de cela, nous nous étions laissés aller à donner un peu notre sentiment sur l’évolution de ces réseaux. Un point de vue peut-être un peu pessimiste, mais qui reflétait bien ce que nous pensions à l’époque : la multiplication des réseaux et l’augmentation de la vitesse de relai des informations avaient une forte propension à faire baisser la qualité de ces informations.

La situation s’est-elle améliorée ? Le contenu a-t-il enfin repris la place qui lui revient de droit, la principale ? Malheureusement, nous n’en avons pas l’impression du tout. Bien au contraire même. Nous voyons sans cesse des preuves du contraire. En voici quelques-unes :

(petite précision qui va s’avérer utile : la plupart des comportements que nous pointons du doigt dans la suite de ce billet, nous les avons déjà eu nous-mêmes. Ouais on sait, c’est moche, et on en est les premiers désolés, mais on sait qu’on n’est pas au-dessus du lot, bien au contraire. Même si on essaie de faire de plus en plus attention)

(deuxième petite précision, comme ce billet est plutôt long et indigeste, on a mis des petits chats pour l’illustrer. Ça n’apporte absolument rien à ce qu’on dit, mais ça fait mignon)

 Et léthique, bordel ?!

TWITTER

Twitter à la base, c’est un espace conversationnel. Un lieu d’échange. On se passe des liens, on répond à des questions, on se clash même parfois (ça fait partie des échanges après tout), mais on partage. On s’instruit aussi, on y faisant sa veille, et en allant à la découverte d’informations partagées par d’autres.

 Et léthique, bordel ?!

Le hic, c’est qu’aujourd’hui sur Twitter, le but est devenu de briller. De se mettre en valeur. De montrer qu’on est quelqu’un d’important, et de flatter son propre ego en ayant plein de retweets, plein de followers, etc. Et pour cela tous les moyens sont bons :

- faire du following de masse en attendant un follow back, puis virer discrètement une bonne partie des gens que l’on suit pour garder un bon ratio

- acheter des followers (ne riez pas, il y a sûrement des gens assez narcissiques pour le faire)

- retweeter dès qu’on voit passer quelque chose qui « peut buzzer »; une image marrante, une rumeur non vérifiée, une exclu, une offre d’emploi alléchante, etc. Sans aucune distinction, le tout c’est que ça tourne et qu’on soit cité hein bien sûr.

- ne pas citer ses sources; combien de fois on voit passer des tweets disant « La nouvelle pub machin », « le spot ceci », « le print cela », sans aucune source… et en regardant le compte (parfois très suivi) de cette personne, on s’aperçoit qu’il/elle ne cite quasiment jamais l’auteur du message d’origine. NB : ça marche aussi avec les vannes, on fait un pomme c+pomme v de la blague, et bim on la diffuse comme si on venait juste de la trouver. Pour choper du retweet, y a pas mieux.

- mettre une photo de soit valorisante (cela marche surtout pour les femmes, mais parfois pour quelques hommes aussi). Là au moins on annonce tout de suite la couleur, « ne venez pas me suivre pour mon contenu, je n’ai que mon physique (et encore…) et c’est ce que je vais mettre en avant ». Tous les moyens sont bons on vous dit…

 Et léthique, bordel ?!

- mettre une bio qui vende du rêve: on ne dit plus « j’ai monté une asso avec des potes », on dit « co-founder of ». Cette bio devra mettre en avant vos centres d’intérêt : musique, ciné, sorties, voyages, expos, littérature, publicité, art, design, mode, politique, littérature, télévision, humour, internet, écologie, gastronomie, philosophie, poésie, art de vivre, concerts, sport, taxidermie, … (en mettre autant que la place le permet). Le but étant bien entendu de choper les followers ayant les mêmes passions, et aussi et surtout d’être invité par des marques montant des opérations en rapport avec ces sujets.

- faire des listes à la con : les 100 followers à suivre, les 10 conseils pour avoir plus de followers, les 25 recettes d’épinards à la crême les plus en vogue en Picardie, etc. Ça se diffuse facilement, ça s’oublie aussitôt, bref c’est du pré-mâché, mais ça marche !

- tenter de se faire remarquer par de « gros » comptes twitter : faites des poke réguliers à Lady Gaga, Nikos ou autres vedettes, s’ils nous retweetent on a tout gagné !

- harceler ses contacts : rien de mieux qu’un bon DM disant « tu as vu mon tweet ? », « lis mon blog », « surtout n’hésite pas à commenter ;)  » pour tenter d’améliorer son trafic.

- Pour varier des DM, il y a aussi la possibilité d’envoyer un tweet à quelqu’un qui parle d’un sujet (les meilleures pubs de marques de carottes par exemple) en lui disant que son billet est top, et que d’ailleurs on parle du même sujet sur notre propre blog. Un lien par dessus tout ça, et le tour est joué.

- enfin, il y a aussi le fait de retweeter les tweets qui parlent de soi. Bon là c’est un peu abusé tellement le personal branling est visible, mais après tout de plus en plus de gens le font. Alors bon, on n’est jamais mieux servi que par soi-même hein. Donc hop, dès que quelqu’un nous fait un compliment (« j’aime bien tes tongs ! »), bim, on le montre à tout le monde : « Wouhou, @machin a dit qu’il aimait bien mes tongs ! So proud ! ».

 Et léthique, bordel ?!

FACEBOOK

Sur Facebook, à un moment, le grand jeu c’était d’avoir le plus d’amis possible. Si tu n’avais pas plus de 1000 amis, tu avais raté ta vie socialement parlant, et surtout tu n’étais pas influent.

 Et léthique, bordel ?!

Aujourd’hui le sujet s’est déplacé. Ce ne sont plus les comptes persos qui sont le plus importants, ce sont les FanPages. Les marques ont lancé le mouvement, en cherchant à être « celle qui aurait le plus de fans ». Rien de plus normal donc que tout le monde s’engouffre ensuite dans la voie.

Mais cette course aux fans n’est pas sans entraîner une certaine dérive : jusqu’où seriez-vous prêt à aller pour en avoir plus ? Diffuser des images choquantes (ben oui, ça buzz) ? Spammer d’autres pages Facebook en collant des liens vers la sienne (ben oui ça ramène du monde) ? Faire plein de concours (ben oui, en obligeant les gens à devenir fans pour pouvoir participer, ça doit bien permettre d’en choper quelques-uns de plus aussi) ? Créer une FanPage à son propre nom ? Nan, sur ce dernier point on rigole évidemment, personne n’est assez con pour faire cela.

Ah et puis bien entendu, à l’exemple de Twitter, sur ces FanPages, il ne faudra jamais, au grand jamais, citer vos sources. Ça évitera de renvoyer vos fans sur des pages concurrentes. Et puis c’est tellement plus simple de copier coller une image ou une vidéo en ne mettant pas l’endroit où on l’a trouvée…

LES BLOGS

 Et léthique, bordel ?!

Bon sur les blogs, ce n’est pas nouveau, il y a toujours eu à boire et à manger. Des blogs intéressants par leurs contenus, et d’autres qui visent simplement à générer du trafic. Certes ce n’est pas d’aujourd’hui, mais là aussi la tendance n’est pas, à nos yeux, à l’amélioration.

De plus en plus de gens lancent leurs blogs. On le voit autour de nous tous les jours. Et si à la base on trouve que c’est plutôt une bonne chose (cela pourrait permettre d’enrichir les débats), dans la pratique c’est loin d’être le cas.

En fait, la question c’est : pourquoi lance-t-on un blog aujourd’hui ? La réponse devrait être « pour partager des choses, exposer ses points de vue, discuter avec les gens et contribuer à un enrichissement intellectuel global ». Mais la réponse semble plutôt être « pour devenir influent ». Pour être lu et toucher un maximum de gens, plutôt que pour vraiment échanger des points de vue.

 Et léthique, bordel ?!

Et du coup, on assiste à une grande foire au n’importe quoi : billets de complaisance envers des marques, posts rédigés à la va-vite pour tenter d’être le premier à parler d’un fait d’actu et ainsi maximiser son audience, sujets choisis en fonction de leur portée virale potentielle, multiplication des concours avec des lots à gagner, absence de sources, manque de recherches pour vraiment apporter une valeur ajoutée sur le thème abordé, lieux communs à foison, blogueurs travaillant en agence de com qui font des billets sur les clients de leur agence, …

Il est de plus en plus rare de tomber sur de bons billets. Bien écrits, réfléchis, avec du fond, un point de vue, et non pas une recherche de l’audience à tout prix. On apprécie d’autant plus quand on en trouve, mais cela reste dommage de voir autant de personnes s’extasier sur les « autres » billets, ceux qui sont juste là pour profiter à leurs auteurs.

KLOUT

Alors là, c’est le summum. Censé mesuré l’influence (alors qu’en réalité, comme très bien dit dans cette vidéo, il mesure plutôt le bruit qu’autre chose), cet outil poudre aux yeux n’a fait qu’accentuer le phénomène de « il faut que je sois influent sinon je suis un raté ».

 Et léthique, bordel ?!

Et là aussi, tous les moyens sont bons : donner des +K à la pelle à des gens (qu’on ne connaît pas forcément) en attendant des +K en retour (« je t’ai rendu plus influent sur tes sujets, rends-moi plus influent sur les miens, rien à faire si on ne connait que dalle à nos sujets respectifs »), mettre des mots clés dans ses tweets ou billets pour améliorer son influence sur un sujet, demander régulièrement à ses proches de donner des +K, etc…

Finalement, avec ce genre de petites magouilles et des petites ententes entre amis, on se rend compte que quasiment n’importe qui peut paraître influent sur n’importe quoi : mettez-vous d’accord avec quelques personnes, et donnez-vous tous des +K sur vos sujets respectifs (la taxidermie par exemple). Tweetez dessus, Facebookez dessus. En très peu de temps, vous allez sûrement devenir pour Klout des référents sur ces sujets (sans pour autant avoir dit le moindre mot intelligent dessus). Le but des gens « actifs » sur Klout aujourd’hui est clair : faire monter leur score. « Wouhou, j’ai chopé 1 point en plus, je suis à 56 maintenant ». Oui et …? À part flatter l’ego, on ne voit pas trop à quoi cela sert.

Attacher de l’importance à son score Klout est, aujourd’hui, sûrement le meilleur moyen de montrer qu’on n’a rien compris au monde du digital et aux principes des sphères d’influence. Une marque qui irait choisir des relais d’opinion pour une opé (par exemple) en se basant sur leurs scores Klout ferait une grave erreur : elle ne recruterait pas des influenceurs, elle recruterait des gens qui font croire qu’ils le sont (en magouillant pour certains). Et sûrement pas de vrais connaisseurs du sujet, disposant d’une vraie crédibilité dans leur communauté. Mais bon après c’est sûr, ça demande plus d’efforts hein…

TRÊVE DE BARATIN

 Et léthique, bordel ?!

Bon allez, maintenant qu’on a fini avec ce petit pointage du doigt de mauvaises pratiques (et que 99% des gens ont abandonné ce billet en se disant « putain c’est long leurs conneries ! »), on va pouvoir en venir au vif du sujet (ouiiiii) : à quoi ça sert de faire ça ?

Pourquoi de très nombreuses personnes cherchent aujourd’hui à briller sur Twitter, Facebook, Klout ou sur un blog ? À quoi cela peut-il leur servir ? Pourquoi vouloir à ce point devenir influent, avoir envie de briller et de se montrer ? Et surtout, jusqu’où peut-on aller pour cela ?

Parce que c’est cela finalement l’enjeu.

 Et léthique, bordel ?!

Quelque part, on peut comprendre ce besoin irrépressible d’être aimé, c’est tout ce qu’il y a de plus humain. Tout le monde a envie d’être apprécié. C’est vrai, il faut bien reconnaître cela, c’est une démarche qui part d’un besoin naturel (on ne parle pas d’envie de faire pipi, suivez un peu siouplé).

Mais quand même. Quand devenir influent est en passe d’être le principal but dans la vie, il faut peut-être commencer à se poser des questions non ? Renier toutes ses valeurs pour satisfaire son ego, est-ce que cela n’est pas aller trop loin ? Est-ce que faire passer son image avant ce que l’on est vraiment, ce n’est pas le signe qu’on s’est perdu en route ?

Il y a sûrement un bon exercice d’introspection générale à faire. Pour tout le monde (nous compris… surtout nous, d’ailleurs). Se demander « pourquoi on blogue », « comment on veut être présent sur Twitter et pourquoi », etc. Bref, s’interroger sur nos attentes des réseaux sociaux, et sur les limites qu’on ne veut pas franchir.

Jusqu’où serait-on prêt à aller pour briller sur le web ?

 Et léthique, bordel ?!

Alors oui c’est vrai, il y a toujours eu des gens pour tenter de tirer la couverture à eux, qui avaient des pratiques plus ou moins discutables. Ce n’est pas nouveau. Mais ce qui nous fait peur aujourd’hui, c’est cette impression que la situation ne va pas en s’arrangeant. Loin de là même. On dirait que nous sommes passés à un niveau supérieur. Ces comportements marginaux sont devenus tellement nombreux qu’on finit par se demander si ce n’est pas la nouvelle norme. Le manque d’éthique et le narcissisme s’affichent sur tous les réseaux sociaux. Ils ne sont plus critiqués, ils sont au mieux ignorés, au pire encouragés et valorisés. Peu importe les moyens, tant qu’on a le buzz, en somme. Certains semblent prêts à aller très loin pour devenir les nouvelles stars du web.

Attention, on le redit, on ne veut pas se poser en donneurs de leçons. On a déjà vraisemblablement eu au moins une fois la plupart des comportements qu’on vient de dénoncer. Mais après coup, cela nous avait posé un problème, un problème de conscience. Et heureusement qu’il y a eu à chaque fois des gens pour nous faire remarquer qu’on déconnait…

La plupart du temps, on aime bien traîner sur les web et les réseaux sociaux. Discuter avec les gens, suivre l’actu, apprendre des choses, en partager d’autres, … Mais là, en assistant à la course actuelle aux fans, aux followers, aux points Klout, au buzz, à l’influence, et donc à l’ego, on se dit qu’on va peut-être y passer un petit peu moins de temps. Car voir des gens biens renoncer petit à petit à leurs valeurs pour satisfaire leur besoin d’être aimé, ça nous fait mal au cœur.

 Et léthique, bordel ?!

30 jan 12

Et un billet bordélique, un !

par Julien & Arnaud

Oui oui, on sait, ça fait longtemps qu’on n’a rien publié. Et on en est les premiers désolés. D’ailleurs, si vous voulez savoir pourquoi on n’a rien mis en ligne depuis des semaines, ben… choisissez votre excuse dans la liste suivante, et nous faites pas ch… :) Sinon vous pouvez aussi passer directement à la suite, où il y a (un peu) moins de bêtises.

Donc, on bloguait un peu moins ces derniers temps parce que :

- c’était les fêtes de fin d’année. Alors du coup, entre la course aux cadeaux, les repas gargantuesques, les vacances, toussa, on avait autre chose à faire que de regarder les conneries inventées par les agences. Non mais oh.

- le blog était un peu cassé. Il parait qu’il fallait cacher le vide de la base Dieudonné, ou un truc du genre, enfin vous voyez quoi. Heureusement les copains de chez Milky ont mis les mains dans le cambouis, et ils ont tout arrangé (enfin on espère).

- on avait du boulot. Rigolez pas. Ça arrive même à des gens très biens.

- on avait paumé les logins d’accès au blog, et du coup on ne pouvait rien publier. Rigolez pas. C’est vrai.

- on a été piraté par les Anonymous. Rigolez pas. C’est pas le cas, mais vu ce qu’ils ont fait au site de L’Express, on va éviter de les provoquer hein.

- le stagiaire qui écrit sur le blog à notre place d’habitude s’est mis en grève. Il demandait une hausse de son indemnité de 1%. Bon heureusement, on en a trouvé un nouveau, encore moins cher (soyez pas surpris si demain on se met à écrire en chinois, du coup).

En résumé, et pour être sérieux deux minutes (pas plus, promis) : on tient ce blog par plaisir, surtout pas par obligation. Aussi quand on a moins de temps, moins d’envie, bah on blogue moins, voilà tout. On n’est pas dans une course à l’audience, encore moins à la reconnaissance ou à l’ego. Alors par moments, ce blog est un peu plus calme qu’à d’autres. Enfin bref, tout ça pour dire « désolés, mais on est de retour :-D  »

Une fois n’est pas coutume, commençons par un peu de technologie. Un mélange de print et de mobile, plus exactement. V’là ce que ça donne en vidéo :

On ne va pas vous raconter ce que vous avez pu voir dans la vidéo hein. On va juste vous dire ce qu’on a pensé de cette annonce, publiée dans plusieurs titres de presse féminine (Be, Cosmopolitan et Elle).

Ben on a trouvé ça malin. Marrant. Magique, un petit peu. Et là on a plus de mots qui commencent par « ma », mais sinon on a trouvé ça bien. C’est original et créatif, c’est simple d’utilisation et cela vend bien le produit, puisqu’on peut voir toute la collection d’un coup. Qu’est-ce que vous voulez de plus ?

Allez si, quand même, on va dire que ça manque un peu de fun (mais ok, ce n’est pas tellement le ton de la marque, ni-même du secteur). Et surtout, surtout, on reprochera à cette création de n’être accessible qu’aux possesseurs d’iPhone (on parie sur un choix forcé du à des questions budgétaires ?)

Dernier point, on ne serait pas surpris que la plupart des lectrices, même geekettes, même équipées d’iPhone, soient passées à côté de cette annonce sans utiliser les fonctionnalités interactives. En effet, cette possibilité n’est quasiment pas indiquée, et sincèrement nous on n’aurait pas vu cette annonce (certainement pas aidés par le fait que le print en lui-même n’est pas fou non plus, hein).

Donc en bilan, c’est bien mais pas fou. En tout cas moins fou que ce qu’ont pu imaginer les créatifs indiens pour la promotion du Mahindra XUV500. Voyez plutôt, c’est assez bluffant :

Agence : Hungama Digital Media Entertainment

Et pour continuer dans les belles idées originales, en voici une de la DNB Bank, la banque norvégienne :

Advertising Agency: TRY/APT, Norway
Production company: Både Og
Director: Petter Jahre

Superbe idée, belle utilisation du partenariat, et des résultats visiblement très élevés. C’est vraiment bien joué. Bon, on a quand même un petit scrupule quant au fait d’utiliser directement des enfants pour faire la promotion d’une banque. Cela nous semble limite niveau éthique, on aurait préféré voir le même dispositif pour un autre genre de marque, mais ça c’est perso. Pour le reste, la mécanique est très bonne.

Et là attention, transition géniale : on reste en Norvège avec… un autre spot norvégien, et ouais ! (y a des jours on se fatigue nous-même…)

Agence : Try Oslo

On l’avait tweeté il y a quelques jours. Ce spot fait inévitablement penser au « Placard » de BETC pour Canal+, tant le récit façon « enchaînement de situations improbables » est similaire dans sa construction. Mais pour un spot sur de la prévention d’accidents, c’est tellement bien d’avoir une histoire créative qu’on ne va pas se plaindre non plus hein.

Là il faudrait encore une transition, mais on n’en a pas alors on enchaîne direct.

Avec une histoire. Une belle histoire. Celle d’Irma, la chanteuse révélée par le site My Major Company. C’est sur cette histoire que s’est (beaucoup) appuyé Google pour faire la promotion de son navigateur Chrome :

C’est plutôt sympa à regarder. C’est moderne, bien construit, on se laisse porter par le récit, y a le happy end, bien bien bien. Après, ça reste un peu facile non ? Car ce qui nous plaît dans ce spot, c’est plus l’histoire d’Irma que ce qu’on nous dit sur le navigateur en lui-même. Tant qu’à faire, on aurait aimé un vrai saut créatif, un vrai concept. Et pas « seulement » une belle histoire.

Bon c’est pas tout, passez nous le Sopalin :

 Et un billet bordélique, un !

 Et un billet bordélique, un !

Agence : Leo Burnett Paris

C’est joli, on dirait du TB de l’époque Vervro, le genre de truc qu’on ne verra jamais nulle part sauf en festoche… Mais bon on ne va pas relancer ce débat-là, hein. Non nous on aime bien ces deux prints, sont sympas et tout, ça change, et on aime bien la signat, seulement… seulement on se demande si finalement c’est pas un peu trop loin du produit, tout ça.

Oui, on va être bassement terre à terre, mais franchement, l’art de nettoyer quand on parle de papier absorbant… c’est pas vraiment ce qu’on demande au produit. Alors certes, cela amène un nouvel axe pour parler du produit, après l’efficacité, après l’esthétique, après le prix, ouf, un peu de changement. Mais est-ce que ce nouvel axe est vraiment pertinent ? On a comme un petit doute.

Ah et puis dernière petite chose, par rapport aux prints qui sortaient de chez TB sous l’ère Vervro, on regrette que ceux-ci n’aient pas bénéficié d’un vrai travail au niveau de l’intégration du packshot et de la signature. Cela aurait été un vrai plus.

Restons un peu dans le domaine du print. Avec 3 prints qui se signalent par une réalisation splendide :

 Et un billet bordélique, un !

 Et un billet bordélique, un !

 Et un billet bordélique, un !

Agency : Ogilvy & Mather Budapest
DC : Will Rust
Art Director : Zoltan Visy
Copywriters : Karolina Galacz, Balazs Vizi
CGI Photographer : Thomas Mangold
Le moins qu’on puisse dire, c’est que la marque de voitures miniatures et son agence ont vraiment soigné les visuels ! Du très beau travail. Le concept lui-même est bien trouvé. Seul manque à nos yeux (enfin surtout aux yeux du rédac), y a pas d’accroche. Cela aurait peut-être aidé à renforcer la compréhension de la campagne, et à s’assurer que le message transmis était exactement celui qui était souhaité.

Allez, on change de sujet. Et on va parler d’une créa en provenance d’une agence qui fait beaucoup parler d’elle, rarement pour de bonnes raisons malheureusement. Vous aurez peut-être reconnu nos amis de chez Fresh&Farouche Fred&Farid. Quand ils ne sont pas occupés à se ridiculiser, ils font des pubs.

Et là vous vous dites « ouais, ils vont encore taper sur eux, ils ont encore du faire une pub avec du cul et des animaux et aucune idée ». Et bien PAS DU TOUT. Parce qu’on sait aussi être ouverts (si si) et qu’avant tout on aime la bonne pub, on voulait dire qu’on a beaucoup aimé leur dernier spot pour Martini. Parfaitement.

C’est pas non plus la créa de l’année (d’ailleurs cela nous fait beaucoup penser à une scène du film « 500 Days of Summer »), mais ça reste très beau. Très bien réalisé, bien rythmé, très joli. Et c’est déjà pas si mal.

Alors maintenant qu’on sait qu’ils sont capables de faire de bonnes choses, et pas seulement de pondre du Pulco ou Domyos à la pelle, ou de magouiller en s’achetant des followers sur Twitter pour faire genre « ouais on est trop influents », bah on va être encore plus exigeants avec eux :-D

Passons maintenant à du papier. Oui, parfaitement. Le Papier Rey. Pour illustrer tout ce qui peut être fait avec du papier, la marque a pris le parti de faire réaliser quelques objets en origami à destination de blogueurs. Dans ce genre là :

 Et un billet bordélique, un !

Mais là pour le coup, et contrairement à nos habitudes, nous ne dirons rien de plus. Pas d’avis, pour une raison toute simple : l’agence de l’un de nous deux travaille pour cette marque (pas l’un de nous directement hein, mais du coup on serait forcément moins objectifs). Si vous voulez en savoir plus, ben vous allez là et pis c’est tout.

Et puis comme on avait envie de terminer en musique, et qu’on a un super clip sous la main, ce serait dommage de se priver. Voici donc « Full Time Job » de Manceau, produit par V.O. Films et réalisé par Justin Pechberty :

Sources : Adsoftheworld, Communiqué de Presse Agences, Twitter, et nos petits doigts.                
17 nov 11

Fais tes courses avec Star Wars

par Julien & Arnaud

Vous allez finir par croire qu’on est fans de la saga Star Wars. Pas du tout, en fait on a même jamais rien compris (nous le cinéma d’art et d’essai c’pas trop notre truc). Toujours est-il qu’après Dark Vador enregistrant une voix de GPS, voici maintenant Dark Vador gérant de magasin… Si si. Même qu’il a pas l’air super commode, le patron :

Client : Currys PC World

Agency : M&C Saatchi

Director : Rocky Morton

On se demande où l’utilisation des personnages de la saga s’arrêtera. Bon encore ici, ça peut aller, parce que le principe est sympa. Même si ça traîne un peu en longueur, on sourit quand on saisit le but de l’histoire, on esquisse un rictus sur certaines des petites vannes (Dark Vador qui fait bouillir le café, etc.).

Non en fait, si on devait reprocher une chose à ce spot, c’est de ne pas aller assez loin. Le concept en lui-même, on aime bien. Dark Vador superviseur de magasin qui vient faire une inspection, sur le papier l’idée est cool. Après dans la pratique, bon, ça donne un résultat pas mal hein… Mais en deçà de ce qu’on se prenait à imaginer (non, on ne donnera pas d’exemples).

Mais ce qui est cool, c’est qu‘il n’y a pas que ce spot. Il y en a en effet d’autres, inspirés par les autres personnages de la saga :

Celui avec Chewbacca est vraiment au-dessus du lot pour nous. Plus ridicule, donc plus drôle, c’est vers lui que va notre préférence. Un petit côté parodie de pub de beauté avec l’effet « ralenti + vent dans les cheveux » qui fait bien la blague.

La marque a également mis en ligne un making of. Il est totalement inintéressant, mais on ne savait pas trop comment terminer ce billet, alors voilà :

NB : OUI, ces spot sont sortis il y a 15 jours. Mais vu que personne n’en a parlé ou presque, on s’est dit que ce n’était pas grave et que les gens de l’interweb sauraient être tolérants et ne pas nous en vouloir de publier ici quelque chose qui a plus de 24heures. Si c’est pas le cas ben… oh et puis merde.