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La pub cherche à nous buzzer profond

Par Julien & Arnaud le 14 déc 2009

Ce billet est une reprise de l’édito que nous avons rédigé pour Overblog, visible ici.

Faire de la pub aujourd’hui, ce n’est plus seulement réaliser un spot télé marrant ouimaginer une belle affiche. Aujourd’hui, pour être vraiment dansle coup, tous les annonceurs veulent communiquer sur le web. « Faire le buzz », comme ils répètent sans cesse depuis qu’ils ont entendu l’expression dans un dîner en ville…

C’est vrai que sur le papier, le buzz, ça a l’air alléchant. On fait une petite vidéo à la con, on la met sur youtube, et hop, on touche des millions de personnes pour bien moins cher qu’à latéloche. Facile, non ?

Combien d’annonceurs ont briefé leurs agences de pub en disant « bon bah là on voudrait faire du buzz, vous nous trouvez un petite connerie qui pourra tourner, hein, et puis on pourramettre jusqu’à, euh, pfff…allez 5000 € ! Mais attention, on veut pas de cul, pas de violence, faut pas qu’on se moque de quelqu’un, faut que ce soit mignon et aspirationnel, et surtout faut queça lui parle, à la ménagère !!! Vous nous envoyez vos idées demain ? »

Sauf que bien entendu, ce n’est pas en procédant ainsi que ça fonctionne (à part dans les rêves de quelques directeurs de la communication complètement déconnectés). Ce n’est pas parce que quelquescampagnes à faible budget ont cartonné sur le net que désormais cela va être la règle. Pouvoir être créatif online, ça demande aussi des moyens (si si !) : il faut du temps, de l’argent, et des(bonnes) idées.
Le bricolage avec des bouts de ficelle, c’était marrant au début, mais aujourd’hui les internautes veulent du contenu. Des marques qui jouent le jeu à fond, qui connaissent Internet et n’y vont passeulement parce que « tout le monde y est, faudrait pas qu’on passe pour des blaireaux en y étant pas quand même hein ! ».

Les annonceurs ont maintenant compris qu’ils devaient être présents sur le web, qu’il y a là pour eux une source d’opportunités unique. Il leur reste bien souvent à comprendre comment utiliser cetoutil correctement.
Il leur faudra pour cela écouter leurs agences, qui ont pour rôle de les conseiller et de les guider vers ces nouveaux moyens de toucher les internautes. À la condition que les agences elles-mêmessoient prêtes à cela, et soient capables de transposer leur créativité des médias « traditionnels » vers le web.

Quand on voit ce que les bonnes vieilles agences proposent à leurs clients (« bah pour votre lancement sur internet, on vous a imaginé un site, et euh… on pourrait faire une page facebook aussi? ») on se demande tout de même si celles-ci, malgré tous les beaux discours de leurs dirigeants, sont vraiment prêtes et aptes à communiquer intelligemment sur le web. Mais ceci est un autredébat…

Catégorie → Non classé

10 commentaires
  1. Il y a le buzz, bien sûr, mais il y a aussi le budget …
    Un blogueur reste moins cher qu’ une équipe de créatifs .

  2. Caro permalink

    Mais c’est la crise chers confrères, voyons ! Plus sérieusement vouloir buzzer tous azimuts c’est évident que c’est ridicule. Mais quand un chef de projet se transforme en tapis pour plaire à son client on ne va pas espérer qu’il lui explique que la page facebook que ce dernier réclame va tourner l’image de l’entreprise en dérision. Dans certains cas cependant, le buzz est une réelle opportunité à saisir, à condition de particulièrement bien connaître ses cibles pour commencer. ;-)

  3. …et à condition de pas vouloir faire « comme les autres », mais bien d’oser et de prendre des risques, en créant quelque chose de nouveau !
    Et on te rejoint totalement sur la nécessité pour les agences de ne pas s’écraser devant les annonceurs, même en période de crise. Marre d’entendre « mais on peut pas dire non, on peut pas se permettre de les perdre! ». Que les agences reprennent leur rôle de conseil, bordel ! (c’était le coup de gueule du jour ;-)

  4. la bonne vieille technique du « on va proposer tellement pourri qu’ils prendront jamais », on adhère… Avec toujours cette petite inquiétude, ce petit doute qui nous fait dire « oui mais…et si jamais ils disent oui quand même ? »

  5. Un bel exemple de buzz, c’est celui de la dernière campagne Nespresso avec George C. et J. Malkovich : des têtes d’affiches, un mini-feuilleton pas fatiguant pour la tête qui court sur plusieurs mois, un petit sourire et l’addition s’il vous plaît ! La capsule n’est pas difficile à avaler… Voilà, pourquoi chercher beaucoup plus loin ?

    Il y a à peine besoin de créativité quand on a les ronds à aligner derrière.

  6. Antipub permalink

    … Ou alors, on peut aussi laisser le net aux internautes, et faire en sorte que les agences de pub, et autres « annonceurs », arrêtent de nous POURRIR le web avec leurs idées à la con.

    NON à la PUB.

  7. …c’était un message publicitaire des anti pub…

  8. Merci pour ce post qui reflète parfaitement la situation (au moins la mienne). C’est clair qu’il y a pas mal de « déconnectés » sur le marché.

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